Suite du voyage dans le temps, avec une révélation sur les obsessions maniaco-vestimentaires d'Erwan.
A propos des films de cette année, Il a d'ailleurs raison d'évoquer
Harvie Krumpet, et les films d'Adam Benjamin Eliot.
Je l'avais découvert l'année précédente avec
Brother, qui m'avait tiré des larmes.
Je montrais justement ma vieille VHS de ce fim à des amis, pour apporter un argument définitif à une discussion sur les qualités relatives de
Persepolis.
Et je disais donc que sur le mode du récit autobiographique animé et en noir et blanc, sur un ton tragi-comique, Marjane Satrapi n'atteignait jamais la force de Eliot. La faute, à mon avis, à un sens du rythme absent chez l'une et parfait chez l'autre.
Voir comment dans Brother, Eliot utilise les silences qui scandent le récit de la voix of, et en contrepoint, laisse durer toujours un peu trop les plans. Il créer ainsi un rythme syncopé, très prenant. Même principe avec l'animation. Quasiment immobiles, les personnages bougent par sacades, comme s'ils étaient des acteurs de roman photo filmés pendant qu'il prennent successivement les attitudes attendues du photographe. Et malgrè ces procédés à priori peu propices au mélodrame, on est muet d'émotion chaque fois que le générique de fin tombe.
Si vous croyez qu'on ne peut pas être boulversé par un dessin animé, voyez ceux de Adam Eliot !


