19 juillet, 2009

Le Dieu Cerf- ( La fontaine de Margatte- 13 )




Voilà ! Après d'interminables jours de finitions, peut-être à peine visibles pour d'autres que moi, j'en ai fini avec les pages de la Fontaine. Comme toujours, c'est un sentiment amer qui m'habite. Ces quelques pages, sur lesquelles le regard glisse si vite, ont pris des mois de ma vie. Est-ce que cela vaut la peine ? C'est toujours en ce moment d'achèvement que les pages me paraissent les plus laides, les plus ratées, que le temps passé à les peindre me semble si mal employé.
Vite, passer à un autre projet...

Quelques mots plus techniques: les images sont mes scans, vraiments affreux. Je ne sais rien tirer de cette machine... j'espère que l'éditeur fera mieux.






Et puisque je parlais l'autre jour de forêts idéales, voici quelques minutes extraites de Princesse Mononoke, d'Hayao Miyazaki.
Une des plus belles scènes du film, lorsque Miyazaki va sublimer son art pour mettre en image le plus immatériel et le plus vivant des objets: un souffle, un souffle divin. Quelle beauté dans ce geste qui semble idéaliser l'art de l'animateur, celui de représenter le vivant, le mouvant pour le dessin. C'est aussi dans la simplicité des moyens mis en oeuvre qu'on reconnaitra toute l'économie de l'art de cet immense cinéaste japonais.

Bien sûr, la représentation de la forêt, dans cette scène est envoutante. Forêt liquide, forêt de reflets prolongeant la verticalité des arbres, où le regard, où qu'il se porte semble pouvoir se perdre à l'infini.

2 commentaires:

j.etienne a dit…

superbe gamme de verts et de bleus.
Impatient de les voir éditées.

pierre braillon a dit…

Pour etienne: merci de passer si régulièrement. Sans toi, on pourrait bien fermer pour cause de fréquentation peu rentable ! je ne sais pas ce que les pages vont donner sur papier, on verra bien.
Au fait, j'ai découvert grâce à toi le site de Hans Bacher, une merveille !
a plus.