03 septembre, 2009

La planète du singe- 5



Retour, enfin, aux aventures de Sun Wukong. Cette fois pour de bon, sauf catastrophe naturelle.

Première planche, après pas mal de temps consacré au scénario.

Pour ce volume 2, j'ai changé de technique, et expérimenté la gouache, dont on m'a vanté la finesse des pigments et l'intensité des couleurs.

Ce n'est pas forcément visible sur mes très mauvais scans (comme toujours...) mais c'est vrai. Je me sens comme un poisson dans l'eau, ou Borlo devant un open-bar.

Quelques peintures rapides pour se faire la main...





Et je me lance, grand avantage de la gouache, dans des études de mise en couleur qui permettent des réglages très précis, et une exploration pointue de la palette possible avec mes quelques tubes.










Cette dernière recherche me satisfait, j'attaque le définitif, en me promettent d'éteindre un peu les pelages des singes, et de réduire les contrastes sur les montagnes au second plan.




Quand j'avais l'idée de faire du Roi des Singes une vraie série régulière- ce qui est peut-être à nouveau envisageable- je voulais trouver un début répété dans chaque albums. J'aime les séries qui établissent des récurences et nouent avec le lecteur une sorte de pacte de plaisir. Pour le Roi des Singes, l'idée était qu'à chaque fois le récit commence par nous montrer les singes dans une grande statue de Sun Wukong. Une circonstance pousse ensuite un des singes à raconter un fragment de la légende de leur roi. chaque album constitue donc un "récit dans le récit", l'explication de la présence de la statue, de la raison qui pousse les singes à raconter venant dans le dernier album.
Je crois que cette idée d'un personnage racontant ce que lit le lecteur me vient surtout de Slaine, de Pat Mills et Simon Bisley, merveilleux album dont je me demande pourquoi il n'est pas réédité.

Ukko, le narrateur de Slaine.


Dans notre première page, suite directe du volume précédent, nous commençons avec les singes endormis, qui rêvent... à ... à suivre !

6 commentaires:

Mathias G. a dit…

Elles sont magnifiques tes gouaches! Épatant…

pierre braillon a dit…

Hey Gally ! sympa de passer...
Je prends vraiment mon pied, avec ces petits tubes, là, j'ai trouvé quelque chose qui me correspond complètement. Merveilleuse sensation de virginité, après des années passées à l'acrylique, de retrouver enfin un peu de nouveauté en attaquant une page.

j.etienne a dit…

épatant!On dirait que tu pratique cette technique depuis toujours.
Sacrée maîtrise.Je parle toujours des couleurs mais ton dessin m'impressionne aussi;simple expressif et pas maniéré.Le rendu gouache est aussi plus lisse que 'l'acryl.Ça te manque pas d'avoir moins de matières dans tes aplats ?

pierre braillon a dit…

Salut Etienne,

Personne ne me convaincra jamais que mon dessin vaut quelque chose, mais merci quand même.

Les effets de matière ne me manquent pa vraiment non. Avec la gouache je trouve que tu peux faire des effets brossés tout à fait interessants. La façon dont je travaillais à l'acrylique dernièrement était, sans que je le sache, une approche "gouachée". Et j'avais beau avoir des peintures de qualité, obtenir des surfaces vaguement opaques était un pur cauchemar, pour le cheval noir de la fontaine de Margatte, j'ai fait parfois 4 passages de peinture... Tu peux imaginer la galère pour rester sur le trait. Quand on commence à se heurter à des problèmes comme ceux-là, autant bosser à l'ordi.

Maintenant, quand je revois des pages beaucoup plus anciennes, ou je passais vraiment des heures à chercher des petits dégradés texturés à l'acrylique, ou des transparences de couleur tirées les unes sur les autres, j'ai une petite nostalgie. Mais à l'époque, je pouvais passer deux semaines sur une page, et ça, quand même, c'est fini.

Pour le moment je suis ravi de la gouache. C'est physique, intinctif, rapide. Beaucoup plus souple que ce que j'imaginais.

Je suis en train de finir 4 planches pour un collectif, et j'ai fait quelques dégradés en mélangeant la couleur à même la page, sans essais préliminaires et ça passe. Comparé à l'acrylique, avec la gouache j'ai l'impression de faire un truc complètement punk ! (enfin, quand tu verras les pages, tu rigoleras bien...)

A bientôt.
Bon courage pour Bruce.
L'histoire à l'air excellente. C'est interessant de changer le contexte.

Anonyme a dit…

ravi de retrouver le roi des singes. Tu as l'air de t'éclater avec tes gouaches, ça semble magique et au final c'est très réussi. Peindre un instant de nuit, je trouve ça fascinant.
N'oublie pas que si tu as besoin de conseils, disons "historiques", je suis là!
gp

pierre braillon a dit…

GP ! La couche d'ozone reprend espoir, te revoila !
Tu vérifiera la crédibilité de mes décors alors ? Et en échange, je promets de ne plus manger de baleine , ok?