
J'ai enfin pris le temps de scanner les pages de croquis et les crayonnés qui s'accumulent autant que le retard sur ma planche à dessin...
Comme je m'en plains souvent, mon dessin est toujours aussi performant, et je suis vraiment ravi d'avoir à dessiner ce satané cheval à presque toute les cases. A chaque fois je me dis que je vais enfin prendre le coup de main, mais non, c'est toujouts un peu la première fois...
Je commence toujours par un petit gribouillis de mise en scène, dans le scénario imprimé:

Ensuite, je dessine dans des cases à la taille du définitif des croquis plus ou moins élaboré des différentes vignettes:

Et le crayonné de la planche 1, principalement dessiné à la gomme, donc.

J'aime bien le début du scénario, qui me rappelle les entrées en matière des nouvelles de Robert Howard: on plonge tout de suite dans une scène d'action, on découvre les personnages d'une manière très dynamique, pas par du dialogue ou par l'observation de quelqu'un d'extérieur.
Est ce que je vais parvenir à rendre palpable, par les couleurs, l'ombre des sous-bois, la clarté dans laquelle se dessine le chateau, à faire deviner la peur dans l'oeil du sanglier, l'excitation dans celui du chasseur, la lourdeur du cheval en mouvement, dont on imagine les sabots s'enfonçant dans la boue du chemin, la vapeur sortant de ses naseaux, s'il fait froid ?
Sans doute pas, hélas !
A suivre...